Bonsoir à vous …
Suite de notre périple en Moselle :
Le samedi matin réveil 6h 6h10, le temps est calme : au programme petit dej, puis vol, avant que le vent ne forcisse trop.
En fait, après le petit dej, nous décidons d'affréter un véhicule afin d'aller en ville boire un café et faire un tour aux toilettes. En effet : panne d'eau dans les algécos du mondial, qui sont donc fermés.
Malheureusement les café n'ouvrent qu'a 8h, en cherchant bien, nous finissons par en trouver un dont le proprio accepte d'ouvrir en avance : Ouf : ça soulage …
De retour au terrain, c'est parti.
Malheureusement le vent est déjà bien monté. Je pars face au vent, ça avance a 15 km env, ça change de la veille, je survol un château à Thionville, puis de petites installation de la ligne Maginot.
Ça bouge vraiment beaucoup et je préfère retourner vers le terrain. 1h25 de vol
A l'atterrissage je me rends compte que les autres ont eux aussi préféré faire un vol court : beaucoup de vent à leur goût.
Après avoir rangé, on se retrouve autour d'une bonne bière.
La journée sera consacrée à la visite des différents stands de fabricants de matériel et de tout ce qui tourne autour du paramoteur.
Nous rencontrerons également de nombreuses personnes rencontrées lors du tour de Paris, de l'expédition de Didier et Bruno en Hongrie et Bulgarie …
Bien sûr nous passerons également beaucoup de temps avec les dirigeants, salariés et instructeurs de chez Adventure.
Nous découvrirons aussi des machines spéciales : un paramoteur a deux hélices, fabriqué a partir de récup : deux moteurs de mobylettes, un autogire, qui est propulsé comme nous par une hélice à l'arrière, celle au dessus ne tournant en auto-giration , c'est-à-dire grâce au déplacement de l'engin.
Certaines personnes de Chambly nous rejoignent en fin de matinée : Stéphane, Jean-Philippe et sa petite famille, christophe …
Vers 16h30 le vent se calme un peu et les pilotes sont appelés pour un briefing : en effet nous allons tenter de battre un record du monde : celui du plus grand nombre de paramoteur en l'air en même temps.
Le record est de 210.
Cela demande un peu d'organisation et des règles pour le vol, afin d'éviter tout incident. Des secouristes et un médecin urgentiste sont présents sur site pendant les trois jours, mais ce n'est pas une raison …
Les premiers décollages sont prévus à 18h, avec une fenêtre de 2h. Nous décidons de décoller une heure après, afin d'éviter la foule du début et pour une question d'autonomie. Ce serrait bête d'avoir à atterrir et donc d'être décompté, avant l'homologation du record. Nous allons tranquillement siroter quelques Perrier (on vol près !!) en attendant le moment fatidique. Le vent repart de plus belle, et l'organisation est obligée de retarder la tentative. A 18h30 elle demande aux pilotes de se positionner, le départ devrait être donné à 19h.
Cela nous laisse du temps pour une balade le long de la Moselle, afin d'être positionné latéralement pour admirer les premiers départs. Finalement ils auront lieu à 19h10. C'est impressionnant, les commissaires lancent les pilotes dès que suffisamment de place est libre. Les paramotoristes on tellement attendus qu'ils sont fin prêt. En 20 minutes 100 pilotes sont déjà dans les airs. Il va être temps d'aller se préparer.
A 20h je suis prêt et prend place sur la piste juste devant Didier. Au signal du commissaire c'est parti.
Je tourne un peu autour de la piste. Tiens un fumigène rouge sur la liste : fin de la tentative de record. Marie Agnès m'annonce qu'il est explosé : 325 paramoteurs en l'air en même temps.
Je décide de partir me balader : je prends la direction de Sieck vers l'Est : il parait que le château est sympa. Je vérifie, ça va on arrive à rentrer, le vent a baisser.
Ce vol en soirée est vraiment idyllique : super luminosité, temps chaud et vent en baisse. En plus les paysages valent le coup d'œil et puis … il y a des paramoteurs de droite et de gauche, on n'est pas seul.
Retour au dessus de la Moselle, pas trop haut pour avoir moins de vent contre et on se pose.
Il est temps, il est 21h30, le jour va finir par tomber.
A table, je fais quelques photos et films et je tombe sur un groupe de hongrois, la discutions s'engage et ils me font gouter un super vin blanc de leur pays. Je les informe que je suis le neveu de Didier, avec qui avait été (en compagnie de Bruno) au rassemblement en Roumanie où ils étaient présents.
On finit par aller se coucher vers 0h30 après une douche bien méritée.
Le réveil est prévu à 6h le lendemain matin, enfin pas le lendemain vu l'heure avancée.
La ça se gâte, il faudra plus d'une demi-heure pour sortir Didier et Vincent de leur tente. Pourtant les premiers paramoteurs ont décollé à 6h. Le temps est idéal : il n'y a pas de vent, juste un voile de brume autour de la Moselle. De plus on doit impérativement atterrir pour 10h : la patrouille de France doit venir nous rentre visite.
Le petit dej est vite englouti et direction le terrain. Le vent est nul et des pilotes décollent dans tous les sens. Ca palabre un moment, mais bon l'heure tourne alors je me décide. Didier me suit. On fera le tour de la zone de protection de la centrale. Au nord il y a un village médiéval et à l'ouest les constructions de la ligne Maginot que j'avais survolé de haut la veille. Il n'est pas possible d'aller plus loin et de rentrer pour 10h.
Je me poserai à l'heure prévue. Vincent ne reviendra pas au terrain et se posera dans un pré pour ne pas gêner la patrouille de France.
Après son passage, il me reste à souscrire un abonnement et à voir les gents de chez Dudek, je me laisserai bien tenter par une voile pas dynamique. On verra ça cet été.
Vincent repart pour des essais de matériel.
Avec MArie-Agnès, Bruno et Didier nous allons manger, puis ranger les affaires.
Vincent finit par nous rejoindre et à 15h c'est le départ.
Nous avons encore vécu un super Week-End, de raid et de partage autour du paramoteur.
Nous espérons réorganiser ce type de voyage
@ très bientôt à tous
Matthieu
Dit le gourou volant
PJ : des liens vers des films de Marie-Agnès :
Chambly-Basse-Ham : http://video.google.fr/videoplay?docid=-8105876810196924834&pr=goog-sl
Le rassemblement de Basse-Ham :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-1256693914892360489&pr=goog-sl
Bonjour a tous
Un seul mot pour qualifier ce Week-end : GRANDIOSE
En effet, on en parlait depuis déjà un moment :
Tous les deux ans au mois de juin se tiens le mondial de paramoteurs à Basse-Ham (en Moselle au dessus de Thionville).
Et si on y allait en volant ?
Eh bien pourquoi pas : 300 km à vol d'oiseaux, c'est faisable.
Un petit groupe se forme : Bruno notre instructeur, Didier, Vincent et Moi.
Bien évidement c'est la météo qui rendra la chose possible ou non.
On prévoit de partir le Vendredi matin, afin d'arriver le samedi matin au rassemblement. Avec de la chance peut-être tard le vendredi soir.
Marie-Agnès se propose de faire notre assistance. Jacques accepte immédiatement de nous prêter si remorque.
Une réunion de préparation est prévue Mardi soir chez moi afin de définir le parcours, les arrêts possibles … régler les derniers détails et surtout voir si la météo prévue ne remet pas en cause le périple.
La réunion dure quand même 4h30 : la météo annoncée est idéale : 15-20 km/h de vent d'ouest. Nous vérifions les zones possibles en vols, les zones militaires et leurs horaires d'activation (histoire de ne pas embrasser d'avions de chasse), les stations d'essences situées non loin de la route idéale; En effet Bruno souhaite n'utiliser le secours de Marie-Agnès qu'en dernier recours et nous emportons donc bidon souples et huile dans notre sellette. Le but : atterrir non loin des stations essence. Thibaut c'est joint à nous : il partira en début d'après-midi et tachera de nous retrouver par la route.
Mercredi et Jeudi la météo se confirme : le vent sera bien d'ouest, peut être même de 20 à 30 km/h
On ne peut rêver mieux.
Jeudi, le matériel est chargé dans la remorque de Jacques, attelée à la voiture de Vincent. Le rendez-vous est fixé pour vendredi matin entre à 5h pour le premier récupéré et 5h30 pour le dernier.
La vache, le vent est très fort. Il est bien d'Ouest, mais va-t-on pouvoir décoller ?
Nous arrivons vers 6h à la plate forme de Chambly. La manche à air flotte a peine : c'est bon pour décoller.
Le temps de se préparer, à 6h30 nous sommes en l'air.
C'est nuageux, et un peu froid, mais pour le vol on se régale.
Ça défile vite au sol.
En effet, avec nos engins qui font du 35-40 km/h, je vais atteindre une pointe à 92,6 km/h, Bruno dépassera même les 100 km/h.
Au bout de 30 minutes, on passe au dessus du premier ravitaillement prévu, vite un SMS à Marie Agnès : on ira directement jusqu'au troisième point essence.
Rapidement en effet, les coteaux de la Marnes se couvrent de vigne, et la petite ville de Dormans se profile. On repère les stations services. En sortie de ville, un pré se situe à une centaine de mètres de la station, pas trop d'obstacles autour : c'est bon, on se pose.
Cette étape est celle de tous les superlatifs : en se posant directement à Dormans, au delà de Château Thierry, on a parcouru 110 km en 1h25 soit une moyenne de 77,65 km/h.
On repositionne nos machines prêtes au départ, on grignote : une barre céréale et une petite compote pour ma part, on se désaltère puis on sort nos bidon et on prépare notre huile.
Un coup de fil à Marie-Agnès nous informé qu'elle est à plus d'une demi-heure de nous.
On se dirige vers la station afin de faire le plein. On se rend contre qu'en fait on, a atterri juste à coté de la gendarmerie. On n'aura aucun problème de se coté.
Le plein fait, c'est parti Vincent, Bruno, puis moi prenons les airs. Juste avant que je décolle, une camionnette tractant un paramoteur à chariot passe sur la nationale et nous klaxonne : eux-aussi se dirigent vers Basse-ham. Didier a du mal, sont moteur ne pousse pas assez pour qu'il puisse décoller. Marie Agnès arrive à se moment et lui prête main forte en repositionnant la voile entre les tentatives.
Rien à faire, le moteur a des ratés et le décollage ne sera pas possible. Didier monte remballe et nous suivra avec Marie-Agnès pour cette étape.
Nous passons en dessous de Reims, et longeons un étroit couloir de 1km, entre la zone de l'aéroport de Reims, d'une centrale nucléaire et de plusieurs zones militaires dont certaines encore en activité. On sera d'ailleurs doublés par 3 fois par des patrouilles de chasseurs. Une passe à un petit kilomètre de nous : c'est impressionnant.
Le vol est un peu moins rapide : 45-50 km/h environ : on est devenu difficiles. Nous décidons de sauter une station, même si cela va être dur de rejoindre celle d'après.
En effet, 20 km avant celle-ci, Vincent annonce qu'il va se poser. Bruno a assez d'essence, il continue. De toute façon, il ne veut pas utiliser le véhicule d'assistance. Il me reste 2 litres, cela risque d'être juste pour les 20 km restant : je rejoins Vincent et me pose avec lui sur un chemin de plaine, à la sortie de Sommepy-Tahure (si si je vous assure ça existe)
La position GPS est communiquée à Didier Marie-Agnès : Tom-tom leur indique 12 minutes pour nous rejoindre.
Dès leur arrivée, le plein est fait. Didier déballe sont matériel et hop c'est reparti pour nos trois.
Nous passerons au dessus de Bruno qui après avoir fait le plein s'apprête à repartir, mais les vaches qui habitent le pré ou il c'est posé sont très attirées par sa voile (qui est rouge et blanche) et on le voit en train d'essayer de les éloigner un peu.
Cette étape nous emmènera jusque st jean-les-longuyon : 75 km en 1h34 soit 47,87 km/h de moyenne : nous nous stabilisons.
Nous atterrissons dans un pré dont le foin vient d'être coupé. Les balles sont encore présentes. Le terrain est en pente, cela facilitera le décollage.
Des voisins arrivent nous voir : comment allez-vous ? Pas de problème ?
Une fois rassurés, nous expliquons notre périple "ah moi aussi j'y vais demain à Basse-Ham avec un amis qui veut passer son brevet de para motoriste !!!"
Bon je vais chercher ma voiture, vous n'allez-pas aller a pied jusqu'à la station service (distante de 500m seulement)
Et hop c'est parti. Marie-Agnès nous rejoint justement à la station.
Le plein fait, on se prépare et c'est reparti pour la dernière étape.
Vincent décolle et part directement.
Didier est installé devant moi, je le laisse partir : enfin après deux échecs, il c'est décalé et j'en profite pour y aller. Je décolle. Je vois que quelqu'un est arrivé : Didier et Marie-Agnès me raconteront qu'en fait c'est le proprio qui habite la ferme voisine. Il n'a jamais vu de paramoteur et est très curieux. Il est hilare à nous voir nous préparer m'enfin il se cache derrière les rond-balles quand on fait vrombir le moteur.
Didier n'arrivera pas à décoller. Si une fois mais pas plus haut que 1m, son moteur ne monte pas dans les tours pourtant comme le dis le paysan "t'es un homme quoi, tu vas y arriver !!" … rien n'y fait.
Il devra finir en voiture.
La dernière étape se passe sans problème : il reste 57 km à faire et je mets 57 minutes donc du 60 km/h.
L'arrive sur Thionville est spéciale : après une forêt qui finie par une colline, le paysage redescend d'une cinquantaine de mètres. On aperçoit alors le point de repère final : la centrale nucléaire de CATTENOM (on sera basé à 3km).
Vincent et Bruno auront été passablement secoués sur cette étape. Je suis passé un peu plus haut et est été plus tranquille.
Petit tour de reconnaissance et c'est parti. Il faut être prudent, une ligne électrique borde le terrain et on passe juste au dessus en atterrissant.
Enfin le terrain et énorme et vu le vent, il n'y a pas beaucoup d'activité.
Je suis accueillit par des applaudissements et des félicitations : Bruno est déjà arrivé et les gens savent que l'on arrive de Paris.
Je me pose à 14h57, en étant parti à 6h30.
320 km effectués en moins de 8h30, avec 3 ravitaillements (arrêts de moins d'une heure a chaque fois)
Nous sommes tous ravis, mais un peu "flapis" quand même.
Nous attendons Didier et Marie Agnès avant d'aller manger un peu, boire une bière puis j'inscrire pour les 3 jours, monter les tentes et prendre une douche. Thibaut nous rejoint avec ses enfants : on a été trop vite pour qu'il puisse nous rattraper.
Ci-joint quelques photos de ce périple.
La suite de l'aventure, sur place à Basse-Ham viendra ces jours-ci
@ très bientôt
Matthieu