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Bonjour a tous
Un seul mot pour qualifier ce Week-end : GRANDIOSE
En effet, on en parlait depuis déjà un moment :
Tous les deux ans au mois de juin se tiens le mondial de paramoteurs à Basse-Ham (en Moselle au dessus de Thionville).
Et si on y allait en volant ?
Eh bien pourquoi pas : 300 km à vol d'oiseaux, c'est faisable.
Un petit groupe se forme : Bruno notre instructeur, Didier, Vincent et Moi.
Bien évidement c'est la météo qui rendra la chose possible ou non.
On prévoit de partir le Vendredi matin, afin d'arriver le samedi matin au rassemblement. Avec de la chance peut-être tard le vendredi soir.
Marie-Agnès se propose de faire notre assistance. Jacques accepte immédiatement de nous prêter si remorque.
Une réunion de préparation est prévue Mardi soir chez moi afin de définir le parcours, les arrêts possibles … régler les derniers détails et surtout voir si la météo prévue ne remet pas en cause le périple.
La réunion dure quand même 4h30 : la météo annoncée est idéale : 15-20 km/h de vent d'ouest. Nous vérifions les zones possibles en vols, les zones militaires et leurs horaires d'activation (histoire de ne pas embrasser d'avions de chasse), les stations d'essences situées non loin de la route idéale; En effet Bruno souhaite n'utiliser le secours de Marie-Agnès qu'en dernier recours et nous emportons donc bidon souples et huile dans notre sellette. Le but : atterrir non loin des stations essence. Thibaut c'est joint à nous : il partira en début d'après-midi et tachera de nous retrouver par la route.
Mercredi et Jeudi la météo se confirme : le vent sera bien d'ouest, peut être même de 20 à 30 km/h
On ne peut rêver mieux.
Jeudi, le matériel est chargé dans la remorque de Jacques, attelée à la voiture de Vincent. Le rendez-vous est fixé pour vendredi matin entre à 5h pour le premier récupéré et 5h30 pour le dernier.
La vache, le vent est très fort. Il est bien d'Ouest, mais va-t-on pouvoir décoller ?
Nous arrivons vers 6h à la plate forme de Chambly. La manche à air flotte a peine : c'est bon pour décoller.
Le temps de se préparer, à 6h30 nous sommes en l'air.
C'est nuageux, et un peu froid, mais pour le vol on se régale.
Ça défile vite au sol.
En effet, avec nos engins qui font du 35-40 km/h, je vais atteindre une pointe à 92,6 km/h, Bruno dépassera même les 100 km/h.
Au bout de 30 minutes, on passe au dessus du premier ravitaillement prévu, vite un SMS à Marie Agnès : on ira directement jusqu'au troisième point essence.
Rapidement en effet, les coteaux de la Marnes se couvrent de vigne, et la petite ville de Dormans se profile. On repère les stations services. En sortie de ville, un pré se situe à une centaine de mètres de la station, pas trop d'obstacles autour : c'est bon, on se pose.
Cette étape est celle de tous les superlatifs : en se posant directement à Dormans, au delà de Château Thierry, on a parcouru 110 km en 1h25 soit une moyenne de 77,65 km/h.
On repositionne nos machines prêtes au départ, on grignote : une barre céréale et une petite compote pour ma part, on se désaltère puis on sort nos bidon et on prépare notre huile.
Un coup de fil à Marie-Agnès nous informé qu'elle est à plus d'une demi-heure de nous.
On se dirige vers la station afin de faire le plein. On se rend contre qu'en fait on, a atterri juste à coté de la gendarmerie. On n'aura aucun problème de se coté.
Le plein fait, c'est parti Vincent, Bruno, puis moi prenons les airs. Juste avant que je décolle, une camionnette tractant un paramoteur à chariot passe sur la nationale et nous klaxonne : eux-aussi se dirigent vers Basse-ham. Didier a du mal, sont moteur ne pousse pas assez pour qu'il puisse décoller. Marie Agnès arrive à se moment et lui prête main forte en repositionnant la voile entre les tentatives.
Rien à faire, le moteur a des ratés et le décollage ne sera pas possible. Didier monte remballe et nous suivra avec Marie-Agnès pour cette étape.
Nous passons en dessous de Reims, et longeons un étroit couloir de 1km, entre la zone de l'aéroport de Reims, d'une centrale nucléaire et de plusieurs zones militaires dont certaines encore en activité. On sera d'ailleurs doublés par 3 fois par des patrouilles de chasseurs. Une passe à un petit kilomètre de nous : c'est impressionnant.
Le vol est un peu moins rapide : 45-50 km/h environ : on est devenu difficiles. Nous décidons de sauter une station, même si cela va être dur de rejoindre celle d'après.
En effet, 20 km avant celle-ci, Vincent annonce qu'il va se poser. Bruno a assez d'essence, il continue. De toute façon, il ne veut pas utiliser le véhicule d'assistance. Il me reste 2 litres, cela risque d'être juste pour les 20 km restant : je rejoins Vincent et me pose avec lui sur un chemin de plaine, à la sortie de Sommepy-Tahure (si si je vous assure ça existe)
La position GPS est communiquée à Didier Marie-Agnès : Tom-tom leur indique 12 minutes pour nous rejoindre.
Dès leur arrivée, le plein est fait. Didier déballe sont matériel et hop c'est reparti pour nos trois.
Nous passerons au dessus de Bruno qui après avoir fait le plein s'apprête à repartir, mais les vaches qui habitent le pré ou il c'est posé sont très attirées par sa voile (qui est rouge et blanche) et on le voit en train d'essayer de les éloigner un peu.
Cette étape nous emmènera jusque st jean-les-longuyon : 75 km en 1h34 soit 47,87 km/h de moyenne : nous nous stabilisons.
Nous atterrissons dans un pré dont le foin vient d'être coupé. Les balles sont encore présentes. Le terrain est en pente, cela facilitera le décollage.
Des voisins arrivent nous voir : comment allez-vous ? Pas de problème ?
Une fois rassurés, nous expliquons notre périple "ah moi aussi j'y vais demain à Basse-Ham avec un amis qui veut passer son brevet de para motoriste !!!"
Bon je vais chercher ma voiture, vous n'allez-pas aller a pied jusqu'à la station service (distante de 500m seulement)
Et hop c'est parti. Marie-Agnès nous rejoint justement à la station.
Le plein fait, on se prépare et c'est reparti pour la dernière étape.
Vincent décolle et part directement.
Didier est installé devant moi, je le laisse partir : enfin après deux échecs, il c'est décalé et j'en profite pour y aller. Je décolle. Je vois que quelqu'un est arrivé : Didier et Marie-Agnès me raconteront qu'en fait c'est le proprio qui habite la ferme voisine. Il n'a jamais vu de paramoteur et est très curieux. Il est hilare à nous voir nous préparer m'enfin il se cache derrière les rond-balles quand on fait vrombir le moteur.
Didier n'arrivera pas à décoller. Si une fois mais pas plus haut que 1m, son moteur ne monte pas dans les tours pourtant comme le dis le paysan "t'es un homme quoi, tu vas y arriver !!" … rien n'y fait.
Il devra finir en voiture.
La dernière étape se passe sans problème : il reste 57 km à faire et je mets 57 minutes donc du 60 km/h.
L'arrive sur Thionville est spéciale : après une forêt qui finie par une colline, le paysage redescend d'une cinquantaine de mètres. On aperçoit alors le point de repère final : la centrale nucléaire de CATTENOM (on sera basé à 3km).
Vincent et Bruno auront été passablement secoués sur cette étape. Je suis passé un peu plus haut et est été plus tranquille.
Petit tour de reconnaissance et c'est parti. Il faut être prudent, une ligne électrique borde le terrain et on passe juste au dessus en atterrissant.
Enfin le terrain et énorme et vu le vent, il n'y a pas beaucoup d'activité.
Je suis accueillit par des applaudissements et des félicitations : Bruno est déjà arrivé et les gens savent que l'on arrive de Paris.
Je me pose à 14h57, en étant parti à 6h30.
320 km effectués en moins de 8h30, avec 3 ravitaillements (arrêts de moins d'une heure a chaque fois)
Nous sommes tous ravis, mais un peu "flapis" quand même.
Nous attendons Didier et Marie Agnès avant d'aller manger un peu, boire une bière puis j'inscrire pour les 3 jours, monter les tentes et prendre une douche. Thibaut nous rejoint avec ses enfants : on a été trop vite pour qu'il puisse nous rattraper.
Ci-joint quelques photos de ce périple.
La suite de l'aventure, sur place à Basse-Ham viendra ces jours-ci
@ très bientôt
Matthieu